il n'es pas tro tar pour ne pa y allé
Lorsque l'on s'attaque à un héros de la BD tel qu'Astérix, lorsqu'on arrive après une grande réussite telle que Astérix : Mission Cléopâtre, lorsqu'on décide de réaliser une promotion comparable à une guerre de conquête, l'on ne peut se permettre n'importe quoi. Et disons-le franchement : Astérix aux Jeux Olympiques est un échec total mais, plus grave, une grosse machine malhonnête envers ses spectateurs. On prétend nous vendre du spectacle, de l'humour et, finalement, vraiment pas grand chose. Si l'on ne s'attardera pas sur le côté spectaculaire de l'entreprise (les décors sont plutôt beaux : la moindre des choses avec de tels moyens), d'un point de vue humoristique, tout est d'une platitude extraordinaire. Le personnage d'Alexandre Astier (Kaamelott) est peut-être celui qui fait le plus sourire. Les autres quelques bons gags semblent repris du dernier opus d'Alain Chabat ou alors ne surprennent même pas étant donné qu'ils circulent un peu partout depuis plusieurs mois. Le reste du temps, on navigue entre mauvaises idées sorties d'on ne sait où (le rôle de José Garcia, les insectes anti-dopage...), références plus lourdes les unes que les autres (course de chars-formule 1), auto-parodie d'Alain Delon (« présence exceptionnelle » pas franchement exceptionnelle) et apparitions pseudo-surprises qui n'apportent absolument rien. En ce qui concerne le scénario et les dialogues; ils semblent être le fruit d'un travail de quelques jours. Vraiment simpliste et sans saveur. Au final, on s'ennuie devant ce qui était déjà annoncé comme LE divertissement de l'année 2008.
Une immense déception, une honte pour le cinéma français, un mauvais film qui sera difficile à oublier tellement il l'est :
« Goûteur de miroirs! » dixit Caesar, recevant un cadeau de son traître de fils, Brutus. Mort de rire.
si vous voulé allé voir des que-tru mieu qu'astérix au ciné les sorties du mois de février
